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20.09.2024, Thomas Münch

Soudage du cuivre : aperçu des procédés de soudage


Peut-on souder le cuivre ?

Le cuivre est l’un des matériaux les plus utilisés dans l’industrie. Sa bonne conductivité et sa résistance permettent de nombreuses applications. Par exemple, les tuyaux en cuivre sont utilisés pour les systèmes de chauffage ainsi que dans le domaine sanitaire. Dans l’industrie, le soudage du cuivre est également utilisé dans de nombreux domaines, par exemple dans la technologie des batteries ou dans la fabrication d’électrodes en construction d’outils et de moules.

Mais le soudage du cuivre est-il si simple ? En principe, le cuivre est soudable. Toutefois, pour le soudage du cuivre, le choix de la bonne méthode de soudage est déterminant et requiert un certain savoir-faire. Ce guide présente les procédés de soudage du cuivre adaptés et les points à prendre en compte lors des opérations de soudage.

Souder ou braser le cuivre ?

Le choix entre le soudage du cuivre et le brasage dépend de la résistance souhaitée de l’assemblage ainsi que de l’épaisseur du tube ou de la tôle en cuivre. Le brasage a une grande influence sur la précision dimensionnelle de la pièce, mais les assemblages brasés sont moins résistants. Ils sont donc utilisés là où les contraintes mécaniques sont faibles. Les assemblages soudés, en revanche, sont nettement plus solides et plus résistants que les assemblages brasés. Pour une liaison durable et robuste, le cuivre doit donc être soudé.

Points à considérer pour le soudage du cuivre : difficultés & risques

Le soudage du cuivre nécessite certaines connaissances techniques. S’agit-il de cuivre pur ou d’un alliage ? Quel procédé de soudage est le plus adapté et quels aspects doivent être pris en compte lors du processus de soudage ? Nous vous expliquons :

 

  • Le cuivre est un matériau hautement réfléchissant : lors du soudage du cuivre, une puissance élevée est donc nécessaire afin de faire fondre suffisamment le matériau de base et le métal d’apport.
  • Alliages de cuivre : selon qu’il s’agit de cuivre pur ou d’un alliage, les travaux de soudage peuvent varier et nécessiter éventuellement des étapes de préparation ou de post-traitement supplémentaires. Il est donc indispensable de déterminer précisément le matériau de base avant le processus de soudage.
  • Alliages monophasés & multiphasés : les phases jouent également un rôle déterminant dans le soudage du cuivre. Alors que les métaux monophasés sont généralement faciles à souder, des difficultés apparaissent souvent avec les alliages multiphasés. Un exemple est un alliage de cuivre avec du plomb. Dans ce cas, le cordon de soudure devient rapidement fragile, car le point de fusion du cuivre (env. 1085 °C) est nettement plus élevé que celui du plomb (env. 327,5 °C).
  • Conductivité thermique : le cuivre présente une conductivité thermique élevée, ce qui peut rendre utile le préchauffage du matériau. La nécessité du préchauffage dépend toutefois de l’alliage de cuivre, de l’épaisseur de la pièce et du procédé de soudage.
  • Dilatation & retrait : lors du soudage du cuivre, il faut toujours garder à l’esprit que le métal se dilate fortement lorsqu’il est chauffé et se contracte lors du refroidissement.
  • Oxygène : la teneur en oxygène de la pièce utilisée influence également le processus de soudage. Plus la teneur en oxygène est faible, plus le soudage du cuivre est facile. Le cuivre utilisé pour des applications électriques présente des teneurs variables en oxygène, tandis que le cuivre utilisé en construction d’installations en contient généralement peu.
  • Attention à l’air ambiant : le cuivre fait partie des métaux non ferreux (métaux NF). Lorsqu’ils sont chauffés, ils absorbent souvent les gaz environnants, ce qui peut entraîner des problèmes au niveau du cordon de soudure. Selon le procédé utilisé, il peut donc être judicieux d’utiliser un gaz de protection, par exemple de l’argon, lors du soudage du cuivre.
  • Masque de protection : comme pour d’autres métaux, des fumées peuvent se dégager lors du soudage du cuivre et nuire à la santé. Un équipement de protection approprié est donc indispensable.

Soudage du cuivre : quels procédés de soudage existent ?

Pour le soudage du cuivre, différentes techniques peuvent être utilisées, notamment des procédés de soudage à l’arc (soudage TIG/MIG) ainsi que le soudage laser :

 

  • Soudage du cuivre avec le procédé TIG : Le procédé TIG fait partie des méthodes les plus courantes pour le soudage du cuivre. L’électrode, composée de tungstène, amorce un arc électrique vers la pièce, ce qui la chauffe. Afin d’éviter une réaction du matériau avec l’air ambiant, un gaz de protection est utilisé.
  • Soudage du cuivre avec le procédé MIG : Le procédé MIG fonctionne également avec un gaz de protection. Le métal d’apport utilisé est ici une électrode fusible ou un fil de soudage. Lorsque des éléments supplémentaires doivent être ajoutés via les matériaux d’apport, le soudage MIG est particulièrement adapté.
  • Soudage laser du cuivre : Le soudage laser, ou soudage par faisceau laser, est l’une des méthodes les plus modernes pour travailler le cuivre. L’énergie est introduite de manière ciblée et contrôlée dans la pièce, et seule la zone à souder est chauffée. La sécurité d’application ainsi que la précision du travail font de l’usinage des métaux par laser l’un des procédés de soudage les plus appréciés. Lors du soudage laser du cuivre, l’utilisation d’un gaz de protection n’est pas nécessaire, mais possible.

 

Acheter du fil de soudage laser pour le cuivre

Procédé de soudage Avantages Inconvénients
Soudage MIG Protection contre les réactions grâce au gaz de protection L’électrode ou le fil fond
Processus de soudage facilement contrôlable inadapté aux débutants
Cordon de soudure propre uniquement possible en environnement fermé
risque de réflexion
Soudage du cuivre avec le procédé TIG Protection contre les réactions grâce au gaz de protection uniquement applicable en environnement fermé
L’électrode en tungstène ne fond pas coûts d’acquisition élevés
Positions de soudage flexibles possibles consommation d’énergie élevée
Cordon de soudure avec moins de porosités que le soudage MIG risque de réflexion
Possible sans préchauffage selon l’équipement
Soudage laser du cuivre Utilisation possible avec ou sans gaz de protection Selon l’installation, coûts d’acquisition élevés
Très bonne accessibilité risque de réflexion
Différentes épaisseurs de paroi possibles puissance élevée nécessaire
Facile d’utilisation
Excellent contrôle du processus
Soudage précis
Soudage sans contact
Paramètres de soudage réglables individuellement

Ces appareils sont adaptés au soudage laser du cuivre

1200 Watt Laser Soudage orbital Créer des points de rupture prédéterminés
Structuration au laser Optique laser avec observation par caméra Processing head for laser welding and laser cladding
Scanner optics with temperature monitoring Tête de procédé pour le soudage par dépôt de poudre Tête de processus de haute précision pour le soudage oscillant automatisé
Drehachse AL-RD-M ALM AL-CROSS Série
ALFlak Max ALFlak | ALFlak fibre AL-Serie
AL-IN AL-TW AL-LASERFIX 600 F
ALW / ALW fibre ALV / ALV fibre AL-IN 500 F NEO
AL-Q VLO 60 ALO
AL-ROCK Mobil AL-ROCK Modular AL-SWS
AL-PF AL-IC AL-DV
WINLaser CSP AL-FLOW Powder Kamerasysteme ALVT
AL3D-METAL

Thomas Münch

Thomas Münch absolvierte eine fundierte Ausbildung zum Werkzeugmacher, erwarb dabei tiefgreifende Kenntnisse in der Herstellung und Wartung von Präzisionswerkzeugen. In anspruchsvollen Industrieumgebungen vertiefte er seine Fähigkeiten, arbeitete in Kunststoffspritzereien und widmete sich der Veredelung sowie Instandhaltung von Werkzeugen. Seit 15 Jahren nutzt er sein umfangreiches Wissen, um Kunden das Thema Laserschweißen beratend und praktisch zu vermitteln, entwickelt individuelle Lösungen und leistet einen direkten Beitrag zum Erfolg unserer Kunden. Seine tiefe Praxisverwurzelung und Anwendungstechnik-Engagement machen ihn zu einem unverzichtbaren Mitglied des Teams von ALPHA LASER, dessen Arbeit die Werte Innovation, Präzision und Kundennähe widerspiegelt.

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